Nouvelle interface graphique du site (28/09/2008)
La nouvelle présentation du site francophone du Programme d'aide à la traduction et la Publication de la Littérature Japonaise (JLPP) est en ligne !
Programme JLPP 2008 d’aide à la traduction (10/06/2008)
En complément à notre précédent article, voici une présentation en français des ouvrages et des auteurs sélectionnés sur le thème du voyage.
Heru (2003)
Auteur : Tsutsui Yasutaka
Traducteur : Jean-Christian Bouvier
Editeur : sans éditeur
Âgé de cinquante sept ans, Takeshi a un accident de voiture. Lorsqu'il se réveille, il se sent comme brumeux. Pour quelle raison n'est-il plus estropié alors qu'il l'a été durant la majeure partie de sa vie, ne pouvant marcher sans béquilles? Autour de lui il remarque des visages familiers. Izumi, un collègue mort cinq ans plus tôt dans un accident d'avion, est dans la chambre. Son ami d'enfance Yuso, qui devenu yakuza fut tué par un membre d'un gang rival, est là aussi. Il y a aussi Sasaki, l'ancien homme d'affaire devenu sans abris et mort gelé dans la rue.
Ici en Enfer trois jours sont comme dix ans sur Terre et l'on peut aussi bien revivre le passé comme vivre le futur. Yuso, par exemple, peut voir son assassin harceler l'un de ses amis. Konzo, un ancien acteur très populaire de Kabuki jalousé par ses confrères n'arrive pas à passer une audition et erre comme dans un labyrinthe. Mayumi, une actrice, et Torigai, un auteur, pourchassés par des paparazzi s'enfuient par une ascenseur qui chute jusqu'au 666e sous-sol. Nobuteru, au autre ami d'enfance de Takeshi, est toujours vivant. Takeshi peut le voir, mais il est maintenant devenu un vieillard ne pouvant plus faire la différence entre sa femme et sa belle-fille. Mais il ne peut entrer en contact avec Takeshi car ceux qui sont mort de vieillesse ou de mort naturelle ne sont pas admis en Enfer.
La description extrêmement surréaliste de l'enfer dépeinte dans ce livre est aussi enchanteresse qu'elle est sombre. Ce livre a été fortement félicité pour son modèle poétique, dont on dit qu'il se lit comme une série de haïku.