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Événements

Nouvelle interface graphique du site (28/09/2008)

La nouvelle présentation du site francophone du Programme d'aide à la traduction et la Publication de la Littérature Japonaise (JLPP) est en ligne !

Programme JLPP 2008 d’aide à la traduction (10/06/2008)

En complément à notre précédent article, voici une présentation en français des ouvrages et des auteurs sélectionnés sur le thème du voyage.


Au-delà des terres infinies

Chuin no hana (2001)

Auteur : Gen’yū Sōkyū

Traductrice : Corinne Quentin

Editeur : Ed. Philippe Picquier - 2008

Ecrit par un prêtre boudhiste, Des fleurs dans les limbes est un conte sur la vie et la mort et le monde entre les deux. Un moine qui dirige un temple zen, Sokudo, et sa femme, Keiko, sont mariés depuis 6 ans. Bien que le couple n'ait pas d'enfant, Keiko s'est adaptée à sa vie d'épouse de religieux. Elle passe son temps libre à faire des kayori, des cordes en papier torsadé, qui s'entassent dans leur débarras prêt de déborder. Ume, un voyante surnommée « l'adorateur », vit près du temple. Elle prévoit la date de sa propre mort et, en dépit d'une première prédiction qui se révèle fausse, elle meurt le jour prévu. Témoins de ses derniers instants et présents à ses funérailles, Sokudo et Keiko discutent de ce qui se passe après la mort et de la nature de l'âme. Keiko commence à fabriquer une tapisserie en assemblant les cordes de papier qu'elle a accumulées et demande à Sokudo de célébrer une cérémonie à la mémoire de l'enfant qu'elle portait et qui n'est pas né. Bouleversé, Sokudo apprend l'existence de cette fausse couche, et le fait que Keiko a porté seule ce fardeau pendant quatre ans. Il réalise que les cordes de papier ont servi à commémorer l'enfant perdu. Il prépare la cérémonie: une fois achevée, la tapisserie est suspendue au plafond de la pièce principale du temple. Il ajoute deux tablettes votives portant les noms d'Ume et du bébé de Keiko disparu avant de naître. Alors que la célébration commence, la tapisserie soudain frémit, en l'absence totale de vent, et prend l'aspect d'innombrables fleurs écloses dans les limbes avant la renaissance, flottant lentement vers le ciel. Plus tard, Keiko dit à Sokudo: « Quelqu'un a atteint le domaine de Boudha. Qui? je ne sais pas. »

Ce conte réconfortant et d'une grande beauté propose une réponse possible à la question de ce qu'il advient de nous après la mort - question à laquelle la science n'apporte pas de réponse - et nous conduit à la sérénité.

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